Pourquoi seule une victime sur dix porte plainte ?

4 janvier 2010
By admin

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La Justice Belge « regrette » que 90% de victimes d’abus sexuels ne portent pas plainte, mais portez plainte contre les abus sexuels d’enfants, et vous verrez ce qu’il vous en coĂ»te !

Quand j’ai portĂ© plainte pour les abus subis par six de mes Ă©lĂšves, torturĂ©s, photographiĂ©s et emmenĂ©s dans des bordels, il m’est arrivĂ© le schĂ©ma ordinaire destinĂ© Ă  tous les plaignants :

S’il y a l’évidence d’un rĂ©seau, dĂ©s le premier procĂšs-verbal, votre dossier est classĂ© secret dĂ©fense, verrouillĂ© par un code rĂ©servĂ© aux affaires « susceptibles de faire basculer le pays ». La police ne parvient pas Ă  trouver les criminels, mĂȘme pas un sous-chef de rĂ©seau quand il rĂ©ceptionne un courrier recommandĂ©. Puis, les services sociaux du ministĂšre de la justice dĂ©cident de confier les enfants abusĂ©s Ă  leurs abuseurs, ou Ă  des institutions. Le dossier est ensuite classĂ© sans suite « faute d’élĂ©ment », mĂȘme si des certificats mĂ©dicaux prouvent des traces de tortures sur les enfants et que les criminels sont membres des plus gros rĂ©seaux du pays. Les parents constatent que la moitier de piĂšces qu’ils ont apportĂ©es ont tout simplement « disparues ». Si comme moi, vous ĂȘtes tĂ©moin, vous n’obtenez pas accĂšs Ă  votre propre dossier, parce que mĂȘme si vous avez Ă©tĂ© menacĂ© de mort et escroquĂ© par les criminels, vous n’ĂȘtes pas « personne lĂ©sĂ©e ».

Pendant ce temps, tous les autres services de l’Etat s’arrangent pour vous rendre la vie infernale, vous ruiner et vous priver de tous des droits pour lesquels vous avez cotisĂ© toute votre vie, tels que le chĂŽmage ou l’assurance maladie. Les services sociaux vous mentent la bouche en cƓur et vous dĂ©tournent des dĂ©marches, jusqu’au dĂ©passement du dĂ©lai imparti par la loi pour les entreprendre. Si vous ĂȘtes chef d’entreprise, votre administration de tutelle vous trouve soudain toutes sortes de dĂ©fauts. Et quand vous ĂȘtes sur la paille, vous ĂȘtes accusĂ© de tricher, pour vous mettre Ă  la rue, ce qui explique le nombre de clochards. Le fisc peut mĂȘme faire des erreurs aussi extraordinaires que d’attribuer 95% d’un vos paiements pour soulager une dette d’un membre de votre famille et vous poursuivre en disant que vous n’avez pas payĂ©.

Si vous voulez porter plainte : accrochez-vous ! Quand les maffias ont gagnĂ© leur pain, elles n’ont plus besoin de vous menacer, car le ministĂšre de la justice se charge de vous anĂ©antir. Si votre dossier n’est pas enterrĂ©, les juges honnĂȘtes sont remplacĂ©s par des juges qui donnent raison Ă  tous ceux qui contribuent Ă  votre ruine. Vos avocats sont invitĂ©s Ă  s’endormir, sous la menace d’avoir Ă  se dĂ©fendre de fausses plaintes susceptibles d’anĂ©antir leur carriĂšre. Les parents plaignants sont envoyĂ©s en prison pour les faits qu’ils reprochent aux abuseurs. Les organismes de la dĂ©fense de droits de l’homme ne vous rĂ©pondent pas. La presse ne s’intĂ©resse Ă  vous que si elle est en mesure de dĂ©molir votre histoire et vous ridiculiser.

Tous les parents plaignants et les tĂ©moins qui ont cru en la justice sont passĂ©s par lĂ .  En rĂ©alitĂ©, le ministĂšre ne regrette rien du tout, mais se fĂ©licite de terroriser certains citoyens pour faire croire aux autres que nous vivons dans le meilleur des mondes.  Le problĂšme, c’est que le passage en « justice » est une Ă©tape indispensable pour exposer cette « justice », sinon rien ne changera jamais. La majorité n’ont pas le courage de passer par lĂ …  90% ? Ca ne m’Ă©tonne pas.

 

ILLUSTRATION DE L’HYPOCRISIE DE LA PRESSE BELGE

Violences sexuelles: seule une victime sur dix porte plainte

04/01/2010 © La DerniÚre Heure 2010

En 2008, on atteignait les 7 pc

BRUXELLES. La police et la justice regrettent que 90 pc de tous les dĂ©lits sexuels commis en Belgique ne soient jamais dĂ©clarĂ©s. Si une plainte est dĂ©posĂ©e, il n’y a la plupart du temps pas d’enquĂȘte et l’auteur s’en tire impunĂ©ment, Ă©crivent lundi Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg. « En 2006, il y a eu une plainte pour 3 pc de tous les cas de dĂ©linquance sexuelle. En 2008, on atteignait les 7 pc. Mais ce n’est encore que la partie visible de l’iceberg », affirme-t-on du cĂŽtĂ© de la police fĂ©dĂ©rale.

La Justice regrette le faible taux de plaintes dĂ©posĂ©es, notamment parce que les auteurs de violences ne sont jamais inquiĂ©tĂ©s et peuvent dĂšs lors faire de nouvelles Ă©ventuelles victimes. L’un des objectifs des prochaines annĂ©es sera donc de convaincre les victimes Ă  porter plainte.

« Les assistants sociaux doivent ĂȘtre poussĂ©s Ă  dĂ©noncer ce type de dĂ©lits ou Ă  convaincre les victimes Ă  se rendre Ă  la police », ajoute-t-on.

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